Amélie, fondatrice des Écouteuses

Les Écouteuses sont nées de la rencontre entre mes histoires personnelle et professionnelle et une forte volonté d’engagement.

Diplômée en droit et en sciences politiques, j’ai exercé pendant une dizaine d’années dans l’administration publique. Mes missions étaient d’analyser des situations à forte dimension stratégique et humaine, d’organiser et de conseiller.

J’étais impliquée dans mon travail et y mettais une énergie considérable sans me sentir toujours à ma place. J’ai progressivement éprouvé le besoin d’œuvrer plus près de mes propres valeurs et de mes convictions.

En effet, pendant toutes ces années (et mes trois maternités), j’entendais avec consternation ce qui se passait autour de moi : les dégâts causés à de nombreuses femmes pendant leur accouchement.

Et j’essayais de faire ce que je pouvais, au gré des rencontres, pour épauler les femmes victimes d’un système de naissance trop souvent brutal et déshumanisant.

Après la naissance de mon troisième enfant, j’ai fait le choix d’investir plus encore mon énergie, mes compétences et mes idées dans cette direction. J’ai alors fondé Les Écouteuses, pour aider les femmes dans ce moment crucial de leur vie, lorsque l’expérience de l’accouchement a été excessivement difficile pour elles.

J’ai en effet la conviction que les expériences existentielles telles que la naissance et l’accouchement (comme la mort aussi pour chacun d’entre nous) sont déterminantes pour l’enfant, pour sa mère, pour l’ensemble de sa famille, dans leur rapport au monde. Si l’on souhaite un monde meilleur, entourons ces moments-clés de bienveillance et de respect. Et lorsque cela n’a pas été le cas, apportons soin et réparation.

C’est l’ambition des Écouteuses, que j’ai voulu concevoir comme un lieu bienveillant de libération et d’action concrète.

C’est comme cela que j’entends apporter ma petite goutte d’huile aux grands rouages du monde, pour que celui-ci tourne plus juste et plus rond.

Je m’adresse à celles qui ne parviennent pas à « digérer » leur accouchement, aussi bien quand les faits pourraient passer pour anodins que lorsqu’ils semblent plus sérieux. Je pense en effet qu’il n’y a pas de seuil de légitimité dans la détresse.

Je m’adresse à des femmes qui ont traversé un accouchement difficile, traumatique, malheureux, violent, traumatisant, frustrant, triste… Quel que soit le qualificatif, il s’agit en tout cas d’un accouchement qui les laisse meurtries, qu’il soit tout récent ou qu’il date de quelques mois.

Au-delà de la douleur endurée pendant l’accouchement et de ses conséquences physiques éprouvantes, elles continuent à ressentir, dans leur tête et dans leur cœur, un malaise qui ne passe pas. Leur bébé, lui, en général, va très bien.

Je m’adresse à celles qui ne parviennent pas à « digérer » leur accouchement, aussi bien quand les faits paraissent presque anodins que lorsqu’ils semblent plus sérieux. Je pense en effet qu’il n’y a pas de seuil de légitimité dans la détresse.

Les femmes qui font appel à mes services refusent de rester victimes du vécu douloureux de leur accouchement mais se retrouvent désemparées quand il s’agit d’entreprendre les démarches qui feront (re)connaître leur souffrance, leur colère parfois, et qui les conduiront à l’apaisement. Ces femmes se sentent souvent isolées et ne savent pas vraiment à qui s’en remettre.

Elles qui auraient voulu vivre la naissance de leur enfant comme un moment beau et fort gardent, à cause de certains évènements malheureux, un souvenir douloureux de leur accouchement, et cela les mine.

Mon ambition est de guider vers l’apaisement en vous permettant de libérer la parole et de redevenir actrice des évènements, avec force, aplomb et méthode.

Celles que j’accompagne sont prêtes à passer à l’action, parce qu’elles ont la ferme volonté de se réconcilier avec la naissance de leur enfant. Elles sont prêtes à déposer ce qui les fait souffrir et à prendre des mesures concrètes et assumées.

L’accompagnement des Ecouteuses n’est pas destiné aux femmes pour qui la guérison passe nécessairement par une reconnaissance judiciaire ou une réparation financière. En cela, notamment, mon travail se différencie de celui de l’avocat, vers lequel je peux d’ailleurs  orienter celles qui tiennent à former un recours devant les instances judiciaire et qui disposent d’un dossier médical complet et probant (ce qui est, dans les faits, rare).

L’accompagnement des Ecouteuses ne relève pas non plus de la psychothérapie mais il est totalement compatible avec une telle prise en charge.

L’accouchement est une expérience existentielle. Elle génère de tels chamboulements physiques et émotionnels qu’il est tentant de se dire que « de toute façon, c’est violent un accouchement » ou qu’il est normal de rester meurtrie par cette expérience.
Pourtant, je suis de celles et ceux qui pensent qu’une femme ne devrait pas « souffrir » de son accouchement.

Douleur physiologique liée au travail ? Oui.
Fatigue (épuisement même) et hypersensibilité ? Oui, très souvent.
Moments de rééquilibrage après la naissance ? Cela aussi est dans l’ordre des choses.
Mais souffrance morale ou colère qui persiste à cause de l’accouchement ? Non, ça ce n’est pas normal.

A partir du moment où un malaise persiste, où des souvenirs douloureux liés à l’accouchement reviennent souvent, dès lors que l’on se dit « j’ai du mal à digérer » ou « il faut que j’avale la pilule », c’est qu’il y a un problème à régler.

Or, s’attaquer seule à cette problématique est difficile, cela pour deux raisons principales :

  • D’abord, la souffrance peut être très forte et les émotions intenses, ce qui mobilise beaucoup d’énergie. Le sentiment d’isolement vient souvent aggraver la situation. On se retrouve alors face à une montagne qui semble souvent impossible à gravir. S’il y a tentation de régler le problème par la voie administrative et juridique, celle-ci apparaît souvent comme terriblement difficile. Le risque est alors grand dès lors de glisser tout cela sous le tapis en espérant que les difficultés finissent par se tasser d’elles-mêmes. Ce qui est bien sûr totalement illusoire quand il s’agit d’un évènement aussi important qu’une naissance.
  • Ensuite, trouver l’apaisement après un accouchement difficile suppose d’avoir accès à des domaines de connaissances spécifiques et qui n’ont, à première vue, rien à voir entre eux, parmi lesquels : le droit, la gestion des émotions, l’obstétrique, la capacité à observer et à dire le ressenti des évènements. Seule, il est alors difficile d’avoir une vue d’ensemble du problème et d’y apporter une réponse adaptée et apaisante.

Il peut être aussi tentant d’attendre un moment avant de se décider à agir. On se dit que « c’est encore trop frais ». Mais cela peut être dommageable. Ce serait comme de se dire après une grosse chute : « Aïe, j’ai peut-être une fracture, il faudrait sans doute faire quelque chose. Mais c’est tellement douloureux… je vais attendre que ça se calme un peu… ».

Je considère que tout ce temps qui passe avant d’agir n’est qu’énergie perdue et malaise que l’on aurait pu s’épargner. Même si l’accompagnement des Écouteuses peut être bienfaisant longtemps après l’accouchement, j’invite chacune à réagir rapidement et, si possible, dans les six mois qui suivent l’accouchement.

Les écouteuses

Concrètement, comment se déroule un accompagnement des Écouteuses ?

J’ai élaboré l’accompagnement des Écouteuses après avoir constaté l’isolement cruel de certaines femmes après un accouchement difficile et les obstacles qu’elles pouvaient rencontrer pour se faire entendre et trouver l’apaisement.

Cet accompagnement donne à mes clientes les moyens de dénoncer les aspects problématiques de leur accouchement, avec assurance, justesse et crédibilité. En même temps, il les aide à considérer la naissance de leur tout petit sous un éclairage nouveau et libérateur.

Sur le plan pratique, les rencontres se déroulent en ligne (Skype, Zoom ou autre). Avant chaque séance, je propose des préparations guidées par des ateliers (conçus par mes soins) pour rendre nos échanges les plus profitables possibles.

La méthode des Écouteuses s’appuie sur les principes suivants :

Je décide d’être accompagnée par les Écouteuses, que dois-je faire ?

Pour commencer, vous pouvez vous inscrire à une première séance, qui est offerte.

Ce premier échange (en ligne) nous permettra de faire le point sur votre situation et de vérifier que ma méthode est bien adaptée à vos besoins.